À partir de 2026, le dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie (CEE) va connaître un renforcement important. Objectif : accélérer la transition écologique et la rénovation énergétique des logements, tout en gardant un impact limité sur la facture d’énergie des ménages.
Qu’est-ce que les CEE ?
Mis en place en 2005, les CEE sont un mécanisme fondé sur le principe du pollueur-payeur.
Ils obligent les fournisseurs d’énergie (gaz, électricité, carburants, chaleur) à financer des actions pour réduire la consommation énergétique.
En pratique, lorsqu’un fournisseur aide un particulier à changer une chaudière au fioul pour une pompe à chaleur, il reçoit un certificat prouvant son engagement.
Ces certificats ont une valeur financière qui permet de financer des travaux d’économie d’énergie pour les ménages.
Une enveloppe record : plus de 8 milliards d’euros en 2026
Selon la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, les CEE représenteront plus de 8 milliards d’euros en 2026, contre environ 6 milliards en 2025.
Ce changement découle d’un nouveau décret publié par le ministère de l’Économie, lançant la 6ᵉ période des CEE, qui s’étendra de 2026 à 2030.
Cette nouvelle phase permettra de soutenir davantage de projets :
- installation de pompes à chaleur,
- mobilité électrique (voitures électriques, bonus écologique, leasing social),
- grandes rénovations énergétiques de logements.
Des économies d’énergie en hausse de 27 %
Les fournisseurs d’énergie devront atteindre un objectif annuel d’économies d’énergie de 1 050 TWh cumac (contre 825 aujourd’hui), soit une hausse de 27 %.
Un quart de ces économies, soit 280 TWh cumac, sera réservé aux ménages modestes.
Quel impact sur les factures d’énergie ?
Les CEE sont financés par les fournisseurs et répercutés partiellement sur les prix de l’énergie (électricité, gaz, carburant).
Aujourd’hui, ils représentent environ 4 à 5 centimes par litre d’essence et quelques euros par mégawattheure.
Le gouvernement assure toutefois que la hausse prévue en 2026 aura un impact “marginal” grâce à un marché élargi et mieux régulé.
Une vigilance particulière sera portée pour éviter une augmentation excessive des prix.
Des aides mieux ciblées et plus efficaces
L’État souhaite désormais concentrer les CEE sur les travaux les plus performants :
- rénovation globale des logements,
- pompes à chaleur et systèmes de chauffage bas carbone,
- mobilité électrique.
Les opérations jugées peu efficaces seront supprimées pour mieux orienter les fonds privés vers les projets prioritaires.
Un renforcement du contrôle contre la fraude
Pour garantir la fiabilité du dispositif, le gouvernement prévoit de doubler les effectifs de contrôle, passant de 25 à 54 agents.
Ce renforcement fait suite à un rapport de la Cour des comptes publié en 2024, qui appelait à une meilleure supervision des CEE.
En résumé
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Thème |
Détails clés |
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Montant mobilisé |
8 milliards d’euros en 2026 |
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Durée |
6ᵉ période : 2026 – 2030 |
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Objectif d’économies |
+27 %, soit 1 050 TWh cumac |
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Ménages modestes |
25 % des CEE leur sont réservés |
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Travaux prioritaires |
Pompes à chaleur, rénovation globale, mobilité électrique |
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Impact sur les factures |
Marginal selon le gouvernement |
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Source : Connaissance des Énergies – Renforcement des CEE en 2026


